Deux jours, trois localités, plusieurs exploitations visitées et un message clair : la relance de la filière cotonnière se construit sur le terrain, au plus près des producteurs.
Du mardi 4 au mercredi 5 août 2026, le Directeur Général de la SOFITEX, le Camarade Braïma BARRO, a conduit une mission de suivi de la campagne cotonnière 2026-2027 dans les régions cotonnières de N’Dorola et de Banfora.
À travers cette sortie stratégique, le Directeur Général entendait évaluer l’évolution des cultures, échanger directement avec les producteurs et réaffirmer l’ambition de la SOFITEX d’atteindre une production d’au moins 500 000 tonnes de coton-graine au titre de la campagne 2026-2027.
UNE FILIÈRE MOBILISÉE AUTOUR D’UN MÊME OBJECTIF
Pour cette mission, le Directeur Général était accompagné du Camarade Mathias DOLLY, Président du Conseil d’Administration de la SOFITEX, du Camarade Abdramane THIOMBIANO, Conseiller Spécial et plusieurs Directeur techniques de la société.
À cette délégation se sont joints les représentant du Secrétariat Permanent de la Filière Coton, de l’Association Interprofessionnelle du Coton du Burkina et de l’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina.
Cette forte mobilisation traduit la volonté commune des acteurs de conjuguer leurs efforts afin de restaurer durablement les performances de la filière cotonnière.
C’est dans ce cadre que la délégation s’est rendue à Zamakologo, dans la commune de Kourouma, à Dingasso, dans la commune de N’Dorola, puis à Kankounaba, dans la commune de Tiéfora.
UNE CAMPAGNE PROMETTEUSE MALGRÉ UN DÉMARRAGE DIFFICILE
Sur le terrain, les observations ont révélé une physionomie globalement satisfaisante de la campagne agricole cotonnière. La majorité des champs de coton visités se trouve aux stades de préfloraison ou de floraison.
Si le démarrage de la campagne a été marqué par la rareté des pluies au moment des semis, la situation s’est progressivement améliorée. Quelques poches de sécheresse persistent néanmoins par endroits. Par ailleurs, la pression parasitaire reste faible et maîtrisée grâce au suivi des équipes techniques de la SOFITEX et au respect des conseils apportés aux producteurs.
Au-delà du suivi technique des cultures, chaque étape a permis au camarade Braïma BARRO de rappeler la vision du camarade Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Chef de l’État, en faveur de la souveraineté agricole et de l’industrialisation du Burkina Faso. Il a notamment insisté sur la place stratégique du coton dans la réalisation de cette ambition nationale.
DES PRODUCTEURS QUI CHANGENT D’ÉCHELLE
La dynamique observée dans les bassins de production trouve une expression concrète dans les performances des exploitations visitées.
À Zamakologo, le camarade TRAORÉ Sozanga a emblavé 100,6 hectares de coton, alors que sa prévision initiale était de 60 hectares. Sa production est estimée entre 125 et 150 tonnes, contre 87 tonnes lors de la campagne précédente.
De même, à Dingasso, le camarade KONATÉ Siaka a consacré quatre hectares au coton, pour une production minimale attendue de cinq tonnes.
Enfin, à Kankounaba, l’exploitation du camarade SORRY Bakary illustre les résultats que peuvent produire un encadrement technique régulier et une mécanisation adaptée. Grâce aux conseils des agents de la SOFITEX et à l’acquisition d’un tracteur de 60 chevaux, il a réalisé 50,12 hectares de coton, contre une prévision initiale de 35 hectares. Sa production est estimée entre 60 et 70 tonnes. La progression de son exploitation est constante.
LA CONFIANCE RESTAURÉE PAR DES RÉSULTATS CONCRETS
Au-delà des performances observées dans les exploitations, les échanges ont permis de mesurer les effets des réformes engagées par la Direction Générale de la SOFITEX.
En effet, pour la campagne d’égrenage 2025-2026, achevée en mai dernier, tous les groupements de producteurs ont perçu leurs recettes cotonnières avant la fin du mois de juin. À titre de comparaison, lors des deux campagnes précédentes, certains paiements étaient intervenus plus tardivement, en septembre.
Cette nette amélioration a été saluée par bon nombre de producteurs. La célérité des paiements restaure progressivement la confiance et renforce leur volonté d’accroître les superficies consacrées au coton.
Parallèlement, la SOFITEX travaille à l’acquisition durable et à bonne date des intrants agricoles. Les dispositions envisagées doivent permettre de coupler leur mise en place à l’évacuation du coton-graine. Ce dispositif contribuera ainsi à réduire les coûts de transport et à améliorer l’exécution des plans de campagne.
ÉCOUTER LES PRODUCTEURS POUR MIEUX AGIR
Cette démarche de proximité ne s’est toutefois pas limitée à l’observation des cultures. À chaque étape, les producteurs ont pu exposer leurs préoccupations et exprimer leurs attentes.
En réponse, le Directeur Général leur a apporté des éclaircissements, formulé des recommandations et réaffirmé la disponibilité de la SOFITEX à poursuivre l’accompagnement technique des exploitations.
À l’issue de ces échanges, les producteurs de la région cotonnière de Banfora ont notamment pris l’engagement d’accroître leur production afin de réunir les conditions nécessaires à la réouverture de la deuxième usine d’égrenage, fermée à la suite de la baisse de la production dans la région.
LE TERRAIN AU CŒUR DE LA RELANCE
Ainsi, par cette mission, la SOFITEX confirme que la relance de la filière cotonnière repose sur une présence constante auprès des producteurs, une écoute attentive de leurs préoccupations et des réponses concrètes à leurs besoins.
La régularité des paiements, la disponibilité des intrants, l’encadrement technique, la mécanisation des exploitations et le suivi rapproché de la campagne constituent, à cet égard, les principaux leviers mobilisés pour atteindre l’objectif d’au moins 500 000 tonnes de coton-graine.
Sous la conduite de son Directeur Général, le camarade Braïma BARRO, la SOFITEX entend poursuivre cette dynamique dans l’ensemble des régions cotonnières et contribuer pleinement à la relance de la production cotonnière ainsi qu’au développement industriel du Burkina Faso.
Direction de la Communication des Relations Publiques et du Protocole (DCRPP)