HISTORIQUE
Depuis la nuit des temps, le coton a toujours été un élément de l’assolement des exploitations paysannes afin de satisfaire aux besoins domestiques de cotonnade.
Cependant, les besoins industriels nés de la colonisation ont amené à élaborer des politiques afin de promouvoir le développement de cette culture de rente. C’est ainsi que la Compagnie Française pour le Développement des Textiles (CFDT) s’est installée en Haute-Volta afin d’organiser au mieux la culture du coton qui, jusqu'alors était cultivé de façon traditionnelle.
La Société Burkinabè des Fibres Textiles "SOFITEX" tire donc son origine de la Compagnie française pour le développement des fibres textiles "CFDT".
Cette compagnie avait pour mission la promotion du développement de la production cotonnière en Afrique francophone et Madagascar.
A partir de 1919, Bobo-Dioulasso abrita la Direction Régionale d'Afrique occidentale. Dès lors, la CFDT mena ses activités au Cameroun, à Madagascar, au Maroc, au Sénégal, en République Centrafricaine et également en Haute Volta à l'époque.
Avec l'indépendance, la plupart des pays devinrent autonomes vis-à-vis de la Direction Régionale de Bobo-Dioulasso et nationalisèrent leurs sociétés cotonnières :
- Cameroun : SODECOTON
- Côte d’Ivoire : C.I.D.T.
- Mali : C.M.D.T.
- République Centrafricaine : SOCADA
- Tchad : COTONTCHAD
- Togo : SOTOCO
- Sénégal : SODEFITEX

En ce qui concerne la Haute-Volta, elle opta pour une phase de transition et créa avec la CFDT l'Association ’’Haute-Volta / CFDT ‘’ qui dura de 1970 à 1979.
C’est ainsi que le 20 Juin 1979, le Gouvernement voltaïque prit son autonomie et créa la Société Voltaïque des Fibres Textiles avec un capital de un milliard cent million de franc CFA (1 100 000 000 FCFA) réparti entre :
- Etat Voltaïque : 55 %
- CFDT : 44 %
- Privés Voltaïques : 1 %
En 1981, suite à l'implantation de l'usine de Dédougou et de certains aménagements, le capital est passé à 2 200 000 000 FCFA avec une nouvelle répartition suivante :
- Etat Voltaïque : 63,66 %
- CFDT : 35,34 %
- Privés Voltaïques : 1 %
En 1984, la Haute-Volta changea de nom et devint le Burkina Faso ; alors la Société Voltaïque des Fibres Textiles changea aussi de nom et devint la Société Burkinabè des Fibres Textiles en abrégé ‘’SOFITEX’’ avec un nouveau capital de quatre milliard de Franc CFA (4 400 000 000 FCFA) réparti comme suit :
- Etat Burkinabè : 65 %
- CFDT : 34 %
- Privés Burkinabè : 1 %
Avec l’entrée des producteurs (UNPCB) dans le capital en 1999 (cf Conseil d’Administration du 15 juin 1999), le capital est désormais réparti comme suit :
- Etat Burkinabè : 35 %
- DAGRIS (ex-CFDT) : 34 %
- Union Nationale des Producteurs du Coton du Burkina : 30 %
- Privés Burkinabè (BIB et BICIA-B) : 1 %
Suite à la pression des investisseurs (Banque Mondiale (BM), Fond Monétaire International (FMI)), la SOFITEX perdra le monopole en 2004 ; ce qui a conduit à la libéralisation de la filière cotonnière. Le pays est donc subdivisé en 03 zones :
- L’Ouest du pays exploité par la SOFITEX
- Le Centre du pays exploité par des entrepreneurs burkinabé sous la dénomination de FASO COTON
- L’EST du pays exploité par DAGRIS et porte la dénomination de SOCOMA (Société Cotonnière du Gourma)
Avec la libéralisation de la filière cotonnière en 2004, et suite aux difficultés rencontrées par la filière cotonnière en 2006 (les problèmes de subvention et de cours mondiaux de coton), la SOFITEX a revu son capital à la hausse (38,628 milliards FCFA) en 2007.
DONNES JURIDIQUES
Raison sociale et adresse :
Société Burkinabè des Fibres Textiles (SOFITEX)
01 B.P. 147 BOBO-DIOULASSO 01
Tél. (00226) 20-97-00-25
Fax (00226) 20-97-00-23
(00226) 20-98-18-96
Email: dg@sofitex.bf
Site web: www.sofitex.bf
Date de création : 20 Juin 1979
Régime : Société Anonyme
Capital social : trente huit milliards six cent vingt huit millions de franc CFA (38 628 000 000 FCFA)
Répartition du capital :
- Etat Burkinabè : 35,16 %
- FBDES : 30,28 %
- Union Nationale des Producteurs de Coton (UNPCB) : 30,13 %
- DAGRIS (Développement des Agro-industries du Sud) : 3,87 %
- Privés Burkinabè (BIB & BICIA-B) : 0,56 %
Ministère de tutelle : Ministère du Commerce, de la Promotion de l’Entreprise et de l'Artisanat.

Missions/Objectif
- Achat, transport et égrenage du coton graine.
- Commercialisation de la fibre et de la graine.
- Approvisionnement des agriculteurs en intrants agricoles.
- Aide au développement de la culture cotonnière et des cultures associées par son appui technique, ses services et sa participation au financement des mesures nécessaires à la recherche et au développement.
- Promotion directe des fibres textiles.
Staff
Suite à une nouvelle affectation aux postes, la décision n°0024/DG/2010 portant organisation des directions, départements et services de la SOFITEX, le Staff est composé comme suit :
N° |
Poste |
Responsable |
1 |
Directeur Général (DG) |
Jean-Paul G. SAWADOGO |
2 |
Secrétaire Général (SG) |
Mohamed Hamiddine BA |
3 |
Conseiller Technique (CT) |
Georges YAMEOGO |
4 |
Conseiller Technique Financier et Comptable (CTFC) |
Ives FEUILLERAT |
5 |
Secrétariat du Directeur Général (S/D.G.) |
IDO/DIASSO Zara |
6 |
Délégation Ouaga (DO) |
Cheick Oumar SONNY |
7 |
Directeur de l’Audit Interne et du Contrôle de Gestion (DAICG) |
Yves FEUILLERAT |
8 |
Directeur des Etudes Economiques et de la Prospective (DEEP) |
Jonas BAYOULOU |
9 |
Directeur des Ressources Humaines et des Affaires Administratives (DRHAA) |
Jean Adama TRAORE |
10 |
Directeur Commercial |
Augustin Zéphirin ZAGRE |
11 |
Directeur du Développement de la Production Cotonnière |
Déhou DAKUO |
12 |
Directeur Adjoint du Développement de la Production Cotonnière |
Sibiri SOU |
13 |
Directeur Industriel |
Paul Henri SEDOGO |
14 |
Directeur Industriel Adjoint |
Vincent de Paul SEDGA |
15 |
Directeur des Transports et de la Logistique |
Boubakar SEYE |
16 |
Directeur des Finances, de la Comptabilité et du Budget |
Joël Folidia TANKOANO |
17 |
Directeur des Intrants et du Crédit Agricole (DICA) |
Lassina KARGOUGOU |
18 |
Directeur des Approvisionnements et Transit (DAT) |
Amadou DIABATE |
Effectif
Le personnel de la SOFITEX est fort de 4 375 (à la date du 30 juillet 2010), réparti comme suit :
Catégorie |
Effectif |
Taux |
Cadre |
159 |
3,63% |
Agents de Maîtrise |
285 |
6,51% |
Employés |
1 205 |
27,54% |
Ouvriers |
2 726 |
62,31% |

DONNEES TECHNIQUES ET ECONOMIQUES
LOCALISATION ET INSTALLATION DES UNITES INDUSTRIELLES
La SOFITEX dispose de douze (12) usines d'égrenage :
Ord. |
Site d’implantation |
Année de mise en service |
Capacité actuelle maximale (en tonne) |
1 |
BOBO I |
1957 |
15 000 |
2 |
KOUDOUGOU |
1969 |
25 000 |
3 |
BOBO II |
1970 |
30 000 |
4 |
HOUNDE I |
1978 |
30 000 |
5 |
DEDOUGOU |
1981 |
30 000 |
6 |
BOBO III |
1989 |
50 000 |
7 |
BANFORA |
1996 |
40 000 |
8 |
SOLENZO |
1998 |
30 000 |
9 |
N’DOROLA |
1998 |
35 000 |
10 |
HOUNDE II |
1999 |
30 000 |
11 |
DIEBOUGOU |
2004 |
45 000 |
12 |
KOUROUMA |
2004 |
45 000 |
13 |
BONDOKUY |
2008 |
45 000 |
14 |
LEO |
2008 |
45 000 |
Pour le délintage de la semence, la SOFITEX s’est doté de deux usines :
Ord. |
Site d’implantation |
Année de mise en service |
1 |
BOBO |
1996 |
2 |
KOUROUMA |
2005 |
PLACE DANS L'ECONOMIE NATIONALE
Au niveau national, la culture du coton constitue la principale source de revenu monétaire du monde rural, mais aussi le premier produit d’exportation générant près de 60% des recettes en devise du Burkina (statistiques de 2005).
DEBOUCHES
Au cours des années 2002 à 2005, le coton burkinabé a été exporte vers les continents ci- après :
- 62.01% pour l'Asie du Sud-est et le Moyen-Orient
- 17.06 % pour l'Europe
- 13.77 % pour l'Amérique (Nord et Sud)
- 7.16 % pour l'Afrique et l’océan indien
PERSPECTIVES
- Objectifs pour la campagne 2011/2012 : 450 000 tonnes de coton graine.
- Vulgarisation du coton transgénique pour améliorer la compétitivité de la filière.
- Recherche d'autres sources de diversification des revenus des producteurs et consolider la compétitivité de la filière cotonnière.
- Construction d’une usine d’égrenage à Sindou (Province de la Léraba).

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